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Comment Baptiste est mort, roman,
Gallimard, 2016

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J'ai eu
l'idée de ce livre - et je l'ai commencé -
bien avant la série d'attentats qui ont
endeuillé la France à partir de janvier
2015. L'idée ne m'est pas tout à fait tombée
du ciel, mais de l'actualité, un drame bien
réel : l'enlèvement de toute une famille
française, dont de jeunes enfants, par les
djihadistes de Boko Haram, en février 2013,
dans le nord du Cameroun. La famille a été
libérée deux mois plus tard. Il me semble
que c'est la seule et unique fois que des
enfants occidentaux ont été enlevés par des
djihadistes, où que ce soit au monde. J'ai
imaginé librement la suite, et
particulièrement ce qui arrive à Baptiste,
14 ans, l'aîné des enfants. Le désert
libyque, partie du Sahara, que je connais un
peu, m'a inspiré le décor.
Prix Décembre 2016 - Prix Jean
Giono 2016
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Enlevé dans le désert par
un groupe de djihadistes avec ses parents et ses
frères, Baptiste, après plusieurs semaines de
captivité, est le seul à être libéré. Ponctué
d’hésitations, de silences, son débriefing laisse
apparaître des zones d’ombre, des secrets qu’il
tient à garder. Le garçon semble aussi avoir perdu
la mémoire d’événements importants. Peu à peu,
néanmoins, se révèle l’histoire extraordinaire et
cruelle de celui à qui ses ravisseurs ont donné le
nom d’un renard du désert : Yumaï. |

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René de Ceccatty (carte du
1er avril 2016) :
Vous
avez écrit un livre bien cruel, bien
angoissant, mais avec une douceur
mystérieuse qui ne fait qu’augmenter
la tension de ce cauchemar
apocalyptique devenu familier, hélas.
Catherine
Cusset (courriel du 9 mai 2016) :
Je
viens de le finir et l'ai trouvé
magnifique. Pas une erreur dans ce
dialogue pourtant si difficile
entre l'homme qui parle depuis les
rives de la "normalité" et
l'enfant détruit. Aucun pathos. La
révélation [finale] est faite avec
une extrême habileté et pudeur.
Les passages dans le désert sont
très puissants et poétiques.
J'avais lu Rêveurs,
mais ce roman-ci est encore plus
fort.
Michel Déon (carte du 9 mai
2016) :
...
un tél récit, d'une si éclatante
vérité et d'une parfaite sobriété.
Vous soulevez le voile sur ce qui se
passe dans notre monde suicidaire
parfaitement décrit et dévoilé jusqu'à
ses racines. Excellent et terrifiant.
François Garde
(courriel du 9 juillet 2016) :
Face
à une situation de départ
abominable, réussir à faire monter
la tension pendant tout le livre
est un challenge ! Et même si les
très belles scènes dans la grotte
font un peu retomber la pression -
on en a besoin ! - , le récit ne
connaît pas de temps mort, jusqu'à
la révélation finale - dans la
sobriété de l'horreur - , et son
après. […] En fait, votre livre ne
parle pas tant du djihadisme, de
l'islam, etc .... Ils ne sont
qu'un décor à une interrogation
plus profonde, sur la fascination
du Mal.
Abdellah Taïa (Facebook, 26
avril 2016) :
Je
vous recommande très fort de lire le
nouveau et merveilleux roman de mon
ami Alain Blottière. Une
famille française (père, mère, deux
adolescents) est enlevée par des
djihadistes dans le Sahara. L' aîné,
Baptiste, subira une transformation
radicale. Il deviendra Yumaï.
Pourquoi? Comment? Tout est dans ce
livre de bout en bout bouleversant,
dérangeant, mystérieux, poétique et
jamais là où on l'attend.

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